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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 11:25

  On attend dans un minibus mercedes, vitres et portes ouvertes, une petite dizaine d'ouzbeks pour pouvoir partir. On est dix pour le moment, la musique un tantinet indienne, un tantinet arabe comble mal notre attente.
Il est presque 14h et comme souvent, on se retrouve a attendre dans un bus au pire moment de la journee.
Azam est dehors et attend que le minibus se remplisse pour nous voir partir.
 Nous sommes a Kokand et nous avons passes trois jours chez notre hote azam ,sa femme solia, leurs deux garcons abrokh et annualjo.
 Azam, rencontre dans le train moscou-tashkent avec ravshan, nous a  divinement recu, et n'a pas fait mentir le proverbe ouzbek :" l'invite est plus grand que le pere".
Bon, en fait cette petite famille vit aussi avec la mere, la grand-mere et le pere d'Azam , et le pere, on l'a surtout vu de retour de cuite, et un peu fievreux. Heureusement, on a pas eu a boire la moindre goutte d'alcool.
 On s'est surtout repose, on a mange, du plov, de la soupe shorba, et bu du the, beaucoup de the, du vert, du noir, toujours a l'affut d'une piala (petite tasse) vide, accoude sur une sorte de grand sommier recouvert de tapis, les pialas, la theiere et le non, le pain rond decoupe en morceaux, poses sur une table basse qui rehausse la tout, Azam ou sa mere nous sert et ressert, puis repart en cuisine refaire du the.
 Nous passons beaucoup de temps dans la cour, centre vitale de leur logement, ou deux amandiers cotoient un arbre a kaki, un autre a grenade, et puis deux autres dont les fruits a la forme de pomme, laisse echappe un bruit sourd a la chute d'une de ces dernieres. Lorsque nous n'alternons pas de sommier en raison des va et viens du soleil, c'est le coq, une poule et un poulet qui cree l'animation dans ce jardin de terre.
 Le confort etant rudimentaire, et bien que nous ayions la meilleure chambre, nos hotes ont tenu a ce que nous passions la derniere journee chez la mere de Solia, pourvu d'une douche, le lieux vaut surtout pour l'accueil d'une vraie babouchka. Une grand-mere universelle, de celle qui devine la moindre de nos envies avant meme d'avoir pu la formuler, voire la penser. Et la langue n'empeche en rien de comprendre ni sa bonomie ni sa constante invitation a manger et des fruits, et des amandes ou des noyaux d'abricots seches.
 Bien sur, nous avons visite la ville, salue les voisins, des ballades qui semblent etre les premieres en ouzbekistan, pas un touriste a la ronde, des ladas, des hommes coiffes d'une calotte ouzbek, en velo, la femme sur le porte bagage en amazone, un grand sourire en guise de bienvenue.
 Pour remercier nos hotes recordman de l'hospitalite, nous n'avions que les photos prises avec l'appareil numerique de lea, que nous avons fait developper en ville, moments de fou rire, forcement peu d'entre elles etaient poses, comme il se doit dans un bon album photo ouzbek.
 Coup de chance, un groupe de six ouzbeks se precipitent a l'interieur du minibus, le moteur demarre, Azam me surprend par une petite tape sur l'epaule, par la porte arriere qu'il referme ensuite, le minibus demarre, nous nous dirigeons vers la frontiere tadjik, a travers la province du fergana. 
  Sur le bord de la route les femmes aux habits barioles s'affairent, penches sur les champs de cotons, a le ramasse pour remplir de gros camion deja debordant de  mousseline blanche.
 Au loin des montagnes rouges, arides, brulantes se rapprochent, le debut de nouvelles aventures pointent le bout du nez, mais rien ne nous fera oublier Azam et les siens, nous avons d'ailleurs bien note notre rendez vous telephonique du 15 septembre 2008, de paris. 

                      DSC02359.JPG 



                                  DSC02336.JPG
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commentaires

jean 10/09/2007 19:48

Les photos sont belles, le texte vraiment bien écrit, un bonheur de vous suivre sur ce blog.
Bises à vous 2.